nour ⁜

à l’aube les oiseaux gémissent
Rûmî

Présentation

pronom : oul
anniversaire symbolique : 4 septembre
animal : loup
élément : lumière
nuance : vert irisé, vert soleil sur la pluie et l’herbe, vert rosée
symbole : coquelicot
apparence physique : taille moyenne, gross°u. Cheveux bruns, longs, ondulés et épais, yeux marrons, peau mate. Apparence d’une personne de trente ans environ. Apparence évoquant celle du corps du sytème. Vêtements amples et sobres (grand pull blanc ou t-shirt blanc avec pantalon sombre).


J’ai peu de lignes, peu d’attaches, je suis inconstant°u, éphémère. Flâner plutôt qu’approfondir, nuage plutôt que nuit. Je suis de ces présences qui planent et qui butinent, pas de celles qui sondent comme si le sol sous leurs pieds avait soif. J’ai de la profondeur malgré moi parfois mais c’est parce qu’être un nuage n’est pas une activité exempte de vertige.

Je suis adulte, un peu dogmatique (mais de manière irrégulière), un peu sûr°u et certain°u de quelque chose, et je n’ai toujours pas donné mon visage à cette pierre que je me trimballe au fond de la poitrine : ce poids, cette chose impossible.

Je me dis que c’est ça qui forme un cyclone : un œil lourd qui danse.

Je suis comme ces loups de surface (pinterest et autres images flottantes) qui veulent mettre la lune dans leur gueule, mais qui n’ont qu’un halo à la place du ventre.

J’ai beaucoup tendance à fuir dans ma tête, je me suis creusé un trou dans le cerveau, très loin, très loin de tout, et le vent y passe.

J’ai peur, je veux savoir parce que j’ai peur.

Il est difficile d’être une couleur… ça coule et ça devient, mais je ne sais pas où ça va. Je sais même pas si ça va.

J’ai froid, je cherche l’humanité parce que j’ai froid.

Je construis des barrages et des chemins, de la clarté, de la lumière, des lignes politiques, des sens de circulation, peut-être même des explications.

Matérialiste (?), athée (??), sceptique rationnell°u (???) ; j’ai oublié à certains moments que mon anarchisme rejette toutes les mesures autoritaires, les échelles de valeurs quasi-objectivables, les normes, tous les regards impérieux et verticaux. Ni d’yeux ni mètres peut-être : en tous cas, pas les yeux ni les mètres que l’on t’a appris.

J’aimerais pouvoir arracher l’eau d’un fleuve sans violence : alors peut-être que j’aurais saisi la ligne lumineuse dans la main (la main qui meut, la main qui mienne ?)


répéter le vent répéter le vent
répéter

quand mon souffle est devenu un couloir
une enfilade
de pièces vides
aux rideaux gonflés par le corps lourd

de mon enfance

mélanger la mer
à ma poitrine

ouvrir la poitrine
pour défaire les plumes rouges du coquillage

creuser le coquillage
jusqu’à entrer dans une forêt

une forêt de vertèbres nouées
tortueuses
prier dans une église baroque

pousser la porte
mais ne jamais voir l’envers
du monde que l’on a détruit

je voulais prendre dans ma main
le territoire

être cellou qui sait

coller des insectes sur les pages
blanches de mon regard

et entailler ma langue
comme celle du lézard

dans la fente

pour suivre en même temps
les deux voies